Je lis le NouvelObs même pas en cachette, tous les matins, après le café.
J'ai testé la lecture des infos au saut du lit, trop dangereux, mon interprétation était encore mêlée du vieux rêve qui se jouait encore dans mes yeux tout juste ouverts, de quoi franchement donner des hallucinations et friser le délire.

Délire, comme la titraille de ce matin:

BHL.jpg

Ah sacré BHL, toujours prêt à délirer, sauf que lui, c'est presque un peu son métier, il a le droit de dire des choses que seul lui-même est apte à comprendre et à défendre.
C'est un philosophe médiatique.
Y en a qui n'ont pas des métiers faciles, surtout et d'autant plus quand ils n'en ont pas qu'un.

Le philosophe écrit aussi des livres sur son métier.

Et comme tous les écrivains, vient le moment crucial de la publicité, de la promotion et de la mise en avant de ce qu'on vietn de créer.

C'était donc le cas ce matin, alors que notre BHL que le monde entier ne nous envie que très relativement présentait son dernier ouvrage "De la guerre en philosophie", à paraître d'ici à quelques dizaines d'heures.

Jusqu'ici, tout va bien.

C'était sans compter sur Aude Ancelin, journaliste, qui a su lire entre et surtout toutes les lignes du pavé du monsieur.

Et elle a bien fait.

Je cite:

"A la page 122, il dégaine l’arme fatale. Les recherches sur Kant d’un certain Jean-Baptiste Botul, qui aurait définitivement démontré «au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence». Et BHL de poursuivre son implacable diatribe contre l’auteur de «La Critique de la raison pure», «le philosophe sans corps et sans vie par excellence».

Elle poursuit:

"(...) Seul problème, Jean-Baptiste Botul n’a jamais existé."

Sacré BHL, que l'on surnomme déjà dans les milieux hautement sphériques BHFail

Quoi qu'il en soit, tout philosophe qu'il se dit être ou se fait appeler ou taxer, il n'en est pas mois un homme qui se laisse piéger par plus fort que lui.

Ouf.

Car un instant, j'ai bien cru qu'Arielle Dombasle était une poupée en plastique qu'on sort les jours de fête pour la gonfler et qu'on range dans un carton à la fin.


Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 21:41
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Ah le dimanche, ce jour souvent psychologiquement dramatique, qui marque l'agonie de 2 jours pleins de glandouillage, de lâcher-prise et de rêve de liberté, et à la fois l'aube d'un lundi catastrophique, casseur d'ambiance et début d'une longue marche rébarbative, presque instinctive en quête de survie jusqu'au vendredi soir suivant.

Je hais le dimanche, comme à peu près tout le monde.

J'évite les sorties au-delà des limites du canapé, voire même du lit, l'inconnu me fait frissonner les ovaires.

Ainsi, je me cantonne au programme débilisant mais néanmoins divertissant de TF1.
Les rediffusions des séries allant du B au Z me rassurent, les pseudo-reportages de fin d'après-midi marquent le temps du repas et le moment de m'extirper de la douceur presque maternelle du plaid du canapé ou de la couette tiède du lit.

Mais je dois me rendre à l'évidence, depuis hier, un gros coup de vent a dû perturber la transmission des ondes par satellite, tranformant la télé du salon en paysage d'une Alpe en janvier. Neige sur toutes les chaînes.

C'est alors qu'en tentant de capter une image ou d'entendre un son, la télécommande se cale sur France2.

En gros, j'étais comme un people invité par Frédéric Lopez pour un Rendez-vous en terre inconnue.
Sortie de mon cocon télévisuel, expatriée de mes habitudes de PAF, coupée des coupures pub, mélangée comme un Boggle.

Mais pas le choix, pour travailler, j'ai besoin de distraction.

Alors ce cera France2.

Et plus précisément, puisque c'est l'horaire, Vivement dimanche.

http://medias.francetv.fr/STATIC/salma/images/minisite/f2/programmes/vivementdimanche/menu_site.jpg

Je n'aime pas ces émissions de variétés, qui ne sont plus rien d'autre qu'une grande page de publicité promotionnelle pour la sortie d'un livre, la consécration musicale ou l'annonce de la bande-annonce d'un film, quand il ne s'agit pas de la biographie d'un ancien ou futur requin de la politique.

Et en parlant de politque, j'aime en rire grâce à certains comiques qui le font avec la distance et la finesse nécessaires.

Ce que ne me procure pas l'intervention régulière d'Anne Roumanoff sur cette émission.

J'aime l'artiste, la comédienne, la tourneuse qui fait rire des femmes, des mamans, des secrétaires et leurs moitiés sur la société, avec son oeil de fille du monde, j'entends comme tout le monde. Je trouve ses regards fins, touchants, parfaitement à l'image de ce qu'on vit tous les jours. J'aime la simplicité et l'émotion qu'elle met dans ses scènes, ses sourires, sa voix et ses mots.

Mais je n'aime pas les shorts qu'elle taille aux politiques, tels qu'ils soient, quelque soit le déséquilibre qui les caractérise et les fait invariablement pencher d'un côté ou de l'autre du centre de gravité de la société.

Pourtant, tout au début de l'émission de ce dimanche, dont je crois comprendre que l'invité fil rouge est MIchel Boujenah
J'aime le comédien, le comique et l'homme. Je m'attarde donc à l'écouter et le voir rire en parlant.

Et au détour de je ne sais plus quelle question, la conversation entre les 2 Michel a abouti au triplé de l'équipe de France de hand-ball et le comique a donné sa version de l'insuccès médiatique de ce sport:

"Quand les Bleus du foot ont vu le triomphe des handballeurs, ils se sont dit 'Nous aussi, on va jouer avec la main.' "
Le sourire est venu spontanément envahir mes lèvres et malgré le dimanche, malgré France 2, malgré Vivement dimanche, malgré Anne Roumanoff, j'ai décidé que j'allais peut-être passer un bon moment et qui sait, trouver finalement que c'est pas si mal.
Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 14:16
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Etant donné que je cherche en vain le jour de diffusion de L'amour est dans le pré, peine perdue puisqu'il faudra patienter jusqu'aux beaux jours pour voir qui couche avec qui dans le foin ou pas,  je reste calée sur M6, la pure flemme de tendre mon bras vers la télécommande pour m'ennuyer ferme devant New York Unité Spéciale, en cette charnière entre mercredi et jeudi.

Je me laisse guider par une soirée consacrée à l'immobilier, et tombe sur une session de Recherche appartement ou maison.

http://www.m6.fr/img/recherche_appartement_ou_maison//presentation.jpg

Toujours plus ou moins le même concept, avec un Stéphane Plaza patient, médiateur, moqueur et attachant, et tout un tas de particuliers en peine de logement plus grand, plus retiré, plus confortable et plus ou moins cher.

Toujours plus ou moins les mêmes soucis, les mêmes exigences et les mêmes conclusions, entre ceux qui ont le coup de coeur et les autres qui se donneront finalement le temps de réaliser que la télévision n'est pas un agent immobilier gratis.

Et ce soir, alors que je revois à l'image Mélanie et Jessie, les deux meilleures amies du monde en provenance de la planète Marseille qui ont réalisé leur rêve de monter à la capitale en trouvant un studio sur Paris 2 ans auparavant, je peste.

"Encore une rediffusion..."

Sauf qu'en lieu et place d'une énième couche de réchauffé de leurs aventures immobilières et histoire d'amitié,  ce sont 2 harpies que Stéphane Plaza retrouve deux ans après.
Forcément, en colocation dans un studio, ça élime une amitié plus vite que de l'emmental sur une râpe en acier.

Ainsi donc, retour à la case départ pour l'agent immobilier qui devra user de toute sa diplomatie pour éviter que le duo de blondes aujourd'hui séparées non seulement par les sentiments mais par les teintures de cheveux ne se crêpe le chignon dans le champ des caméras.

On assiste à une véritable séance de conciliation chez le juge des divorces entre les deux copines du Sud.

Alors qu'on devrait rester concentrés sur les recherches de l'une et de l'autre, en fonction de leurs situations financières, professionnelles et de leurs desideratum, à chaque fois que le découpage de l'émission revient sur leurs périgrinations, c'est le même couplet des disputes.

Je viens d'éteindre la télé, Confessions intimes n'étant pas forcément mon programme de divertissements préférés.

Est-ce que M6 et TF1 ne sont pas en train de fusionner?
Et si c'est le cas, la concurrence étant féroce, ira-t-on vers le haut ou vers le bas dans le trash et la sensation populaire?
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 23:17
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