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C'est bien connu, le lundi matin, on a tous comme qui dirait une station d'épuration dans le creux de la gorge, les mollets en bois, la tête comme un compteur à gaz qui augmente et surtout, surtout, l'envie d'aller au turbin aussi présente que la selle du teckel sans anus.

C'était mon cas, non pas que je dispose personnellement d'un saucisson canin, encore que celui de mes parents ferait l'affaire pour illustrer mes écrits, mais surtout que je remplissais toutes les conditions optimale pour représenter le cliché du lundi matin au boulot.

Me voilà donc armée de Marilion à exercer ma toute nouvelle fonction. (Quoi, j'ai le droit d'allier le travail et le plaisir  travail.)

Je préviens la secrétaire que je vais tenter de parfaire mon agenda culturel entre deux rendez-vous ou coups de fils et je me mets aux taches.

Et comme la matinée n'avançait qu'au rythme de nos petits doigts agiles, dont les miens boudinés en plus, sur nos claviers respectifs, elle à rédiger le budget, moi à rendre un aspect culturel à l'Aude, je décide sur les coups de onze heures qu'un peu de musique nous ferait le plus grand bien.

Comme l'appareil dont nous avons hérité ne se distingue du poste à galène que parce qu'il y était écrit "SONY" dessus, je me jette sur mon petit renard et me cale sur ma cybersation préférée.

Immédiatement, je tombe sur des voix qui me sont familières, mis à part celles qu'un groupe de rap du coin tentait de me faire apprécier.

Quand soudain, mon MSN, dont je rappelle à toutes les langues mal tournée qu'il me sert également à travailler, m'indique que Miss ANPE tient à tout prix à communiquer avec mon pseudo.

"Fan va te faire une dédicace en live, on va rigoler.
-Cool, attends, je monte le son et je l'enregistre, on en parlera quand on sera sur RMC, et qu'on en sera à nos casseroles de quand on était jeunes.
-Ok"

Au moment précis où j'accueille un concitoyen, l'hommage annoncé paraît sur les ondes et je ne l'entends pas.

"Grillée!
-Mais j'ai pas entendu, refais, refais REFAIS!!!
-Ok, mais t'es chiante aussi.
-Je travaille, MOI ;-)"







Parfois, on se dit deux choses dans la vie.

Une, que le lundi devrait commencer le jeudi.
Deux, qu'on devrait pas non plus insister trop lourdement sur ce qu'on veut.

Et parfois, on s'en dit une troisième, à savoir qu'à un moment donné, les vieux sweats des années 80, faut les brûler.

Mardi 29 avril 2008
publié dans : Zette En Short par Mélina LOUPIA communauté : Racontez-le moi !
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Vous vous rappelez probablement de ma première rencontre avec SexyAvenue, que je n'avais pas pu vous cacher très longtemps ce jour-là.

Aujourd'hui, et comme finalement, quoi de plus naturel en soi, je me retourne vers Sexyavenue , qui, en dehors du fait d'offrir toujours du choix, des idées, des services et des produits sexy, branchés et ludiques, pour permettre à chacun de s'épanouir pleinement dans sa sexualité, distille ses 10 conseils de séduction sur une rubrique dédiée.

Comme je suis quelqu'un de très studieux et consciencieux, j'ai bien fouillé dans la liste et j'ai choisi de vous livrer 3 étapes de mon plan de séduction dont la victime de choix est Copilote, cobaye de tous les instants, et notamment amoureux, tout en sachant que je suis également quelqu'un de généreux, et que je vous le donne bien volontiers. (Les plans de séduction, pas Copilote.)

Conseil n°1: Le bain, pour détendre tous ces noeuds de stress...

Conseil n°2 : Pour surprendre, à la façon du chaud/froid plutôt très chaud...

 

Conseil n°3 : Ou comment jouer le remake de 9 semaines et demi...

Et comme j'aime qu'un plan se déroule sans accroc, j'ai prévu des alternatives, piochées ça et là dans le catalogue, au chapitre du
Massage, de la Lingerie, des Jeux, sans oublier d'utiliser mon joujou favori,  (partagé avec Copilote) que j'ai commandé au rayon Sextoy 

Enfin, s'il y a bien une règle à transgresser allègrement en matière de séduction, c'est celle des limites, avec SexyAvenue.com.

Article sponsorisé et réservé à un public majeur et averti...

Mardi 29 avril 2008
publié dans : E-Buzzing par Mélina LOUPIA
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Comme chaque année, on y croit très fort, avec tous les talents émergents, on peut pas passer à côté d'une victoire haut la main, genre "And finally France, twelve points" à chaque pays, manière de leur montrer à tous qui c'est les patrons.

Et comme chaque année, à la présentation, on pleure:



Sébastien Tellier - Divine eurovision france 2008 -
envoyé par jief75

Mais cette année, chez mes voisins de montagne, y a du client:



Allez vous danser le Chiki Chiki pour l'Eurovision 2008 ?
envoyé par BriKO

Et là, je pleure aussi. Mais de rire. Parce que c'est pas l'Espagne qui nous fera mal.
Alors, on a des chances finalement?
Faut-il faire revenir Marie Myriam, l'enfant et l'oiseau?

Lundi 28 avril 2008
publié dans : Et La Culture Bordel? par Mélina LOUPIA communauté : Coup de gueule !
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La semaine dernière, après avoir décrété qu'il était grand temps de faire le fameux nettoyage de ce printemps pourri, je me suis ruée dans les placards qui vomissaient les piles pisanes de fringues. Trop petit, trop vieux, trop qui dépasse, trop derrière, tout est passé je ne sais où. J'ai ajouté comme critère le fait que tous les habits sur ceintres dont les épaules étaient pleines de poussière avaient croupi là au moins six ans, soit autant d'hivers, de printemps, d'été et d'automne sans avoir été sollicités par nos soins.

Avant-hier, alors que je remettais l'affaire au lendemain depuis deux ans, voilà Arnaud qui me tend la perche.

"Maman, je m'ennuie.
-Prends un sac poubelle.
-Tu veux te débarrasser de moi?
-M'enfin voyons, tu peux encore me servir mon chou, vas dans ta chambre et vide tes coffres, je termine un travail et je te rejoins.
-Ok."

Au bout de vingt ridicules minutes, mon enfant inssatiable s'en remets à mes idées de génies pour tuer le temps.

"J'ai fini maman, tu viens m'aider?
-Tu as déjà tout vidé et trié?
-Oui... Non, je t'attends, je voudrais pas jeter des trucs que tu vas m'engueuler après.
-J'arrive."

Et je laisse là l'agenda, la préparation du Conseil et autres mails en retard pour sauver mon benjamin du néant de ses neuf ans.

Pour me retrouver à l'entrée de ce que j'ai immédiatement appelé comme état de catastrophe naturelle.
Un tas, non, un amas, un monticule monstrueux de tout ce qui, fût un temps pas si lointain, royaume ludique, pédagogique et culturellement adapté à l'univers des six-dix ans.

En kit, en puzzle, à remonter.

Autant chercher une anguille dans une meute de chiens.

Mais j'avais soumis l'idée au copropiétaire des lieux, la prochaine fois, je lui suggèrerai de prendre un baton et de se taper sur les doigts, à l'ancienne.

Nous avons donc entamé le fameux tri.
La règle simple a été appliquée.
Tout ce qui est dépecé, cassé, éventré, sec ou qui ne trouve pas sa correspondance en bon état va dans le grand sac noir, destiné aux gravas et gros travaux jardiniers.

Je me suis mise dans un coin, il m'a fait opposition.

Et j'ai jeté.
Et il m'a regardée.

Et j'ai hésité.
Et il m'a approuvée.

Et j'ai fermé le premier sac.
Et il a commencé à jouer.

Et j'ai quitté la pièce.
Et il ne m'a pas vue l'enjamber.

Et la soirée s'est achevée.
Et il a grimpé dans son lit sans se vautrer dans le tas intact qu'il avait lui-même réaménagé.

J'ai alors réalisé le lendemain que peut-être il était vain de vouloir à tout prix trier, ranger, classer les jouets de mon enfant.
Car ce sont les siens.
Avec eux, il se construit un univers qui lui est propre, et les souvenirs qui vont avec.

Je n'avais donc pas le droit de casser ce rouage qu'il avait mis plus de deux ans à huiler.

Je décide d'annuler la location d'une mini-pelle chez le terrassier, lui préférant ma main et les choix d'Arnaud.

Hier, en tout début de matinée, bien décidée tout de même à faire place nette dans la pièce, ne serait-ce que pour des questions évidentes d'hygiène, j'achève mon café en cherchant vainement ma station préférée sur son petit poste dont l'antenne avait été remplacée par une fourchette, montée sur une aiguille à tricoter, celle que j'ai jadis longtemps cherchée.

Et je m'étais jurée de ne jeter que l' irréversiblement explosé.
Ce n'est que lorsqu'en plongeant ma main dans un des quatre coffres pour chercher toute trace de feutre mal rebouché que je réalise en repêchant une pile éventrée qu'il fallait définitivement que j'aille au fond des choses.

Alors j'ai prié mon enfant de bien vouloir aller emmerder ses frères dans leurs chambrées, le temps que " Je m'occupe de tout, ne t'en fais pas, je vais le retrouver moi, ton bras amovible de Spiderman."

J'ai refermé sa porte derrière son sourire plein de malice et j'ai brassé du plastique pendant quatre heures.
J'ai mis mes rotules à l'épreuve, mon dos à dure école et mon manque de nicotine dans ses retranchements les plus profonds.

Quand à quatorze heures, je me suis relevée, et que, triomphante, j'ai enroulé le tapis sur lui-même pour déverser les derniers déchets irrécupérables pour les vider dans le sixième sac poubelle, à nouveau, mon petite monde s'est remis à tourner, à vivre.

Jérémy est alors apparu hirsute et la bave aux lèvres.
"Enfin t'as fini maman, il était temps, je crois que dix minutes de plus et je lui collais un pain mérité.'

Nicolas était au bord de l'abandon du foyer familial.
"Maman, mais c'est pas possible, il me rend dingue et en plus il ment, il me dit que c'est toi qui lui a donné l'autorisation de nous emmerder.
-Je vous signale tout de même que depuis plus de quatre heures, je m'acharne à faire le ménage dans cette maison que vous habitez et ce, afin que vous y soyez sereins. Si vous avez faim, il reste du pain de mie, du jambon et du fromage, il fait beau, vous pourriez au moins aller prendre la température dehors. La nuit ne tombe pas avant vingt et une heures, vous avez de la marge. Quant à moi, ne vous faites pas de souci, je vais au moins ranger et laver jusque là. Je n'ai pas faim, non, je vous remercie de vous en soucier.
-Ok, allez venez, on va s'habiller et faire un foot."

La victoire sur la chambre d'Arnaud m'avait rendue invincible et je décrète à ce moment précis, en savourant ce café gagnant, que le reste de la maison n'allait représenter que plaisir, niveau débutant et bonheur à ravoir.
C'était sans compter sur ce soleil qui ne sort que lorsqu'on lui a rien demandé, et qui a pointé de ses rayons ardents sur toute la poussière et les traces moyennement identifiables un peu partout sur le mobilier et le sol.

J'avais beau tenter de le faire battre en retraite derrière mes rideaux, mais il m'a fait alors remarquer que ces derniers avaient subi plus d'un an d'entrées et sorties pleines de mains passablement pleines de terre, de chocolat ou de ketchup, le tout bien emprisonné dans la nicotine que nous avions pris l'habitude de faire entrer dans la maison jusqu'au premier janvier passé.

Et en plus, la chaleur estivale de cet aprè-midi qui décidément s'annonce plus merdique que je l'avais pensé au matin m'a poussée à ouvrir toutes les fenêtres, dont je n'avais pas remarqué l'état d'opacité avancée des vitres.

Le tout arrosé d'une épaisse couche de calcaire dans la cuvette de ces chiottes dont j'aimerais bien étrangler de mes propres mains l'inventeur, suivie de près par les éclaboussures récurrentes de dentifrice jusqu'à hauteur de deux hommes sur le miroir de la salle de bains et, fermant la marche, l'inévitable preuve grasse que depuis ma reprise d'activités extérieures, Copilote cuisine à nouveau comme quatre chefs, et je remets à l'an prochain mes projets de ménage en surface, de minimum syndical et autres camouflage de merde sous les tapis, tapis dont je ne suis pas propriétaire de toute manière.

Je n'ai pas revu mes enfants.
C'est Copilote qui m'a avertie qu'ils faisaient un foot en plein soleil dans le champ, en dessous de chez nous.
C'est d'ailleurs aussi lui qui a chantonné son fameux " Ouh, mais ça sent bon ici!", me signifiant soit qu'il fonctionnait par automatismes conjugaux, soit qu'effectivement, il avait relevé ce délicat fumet, un cocktail à base de Javel, de vinaigre blanc et d'huile essentielle de lavande.

"Toi, t'as fait le ménage.
-Je suis ravie que tu le constates.
-Oué, tu sens le fennec, t'as sué comme un âne."

Je n'ai savouré ma victoire que le temps d'une demie-journée.

Laps de temps suffisant pour qu'à nouveau, les coffres à jouets soient renversés, afin de retrouver ce fameux bout de Spiderman dont j'étais persuadée de l'avoir laissé en évidence sur le bureau, à la limite d'y coller un gyrophare sur la tête pour prouver de ma bonne foi,  avoir tenté de se brosser les dents plus haut que ses frères,  faire constater que la prochaine fois, promis, on lèvera la lunette et que " Ouiiii je sais, je mets le couvercle sur la poële et je mets pas d'huile pour faire cuire les steaks puisque le Téflon est encore neuf...", encore une fois se confondre en excuses d'avoir oublié qu'une porte a une poignée et que les rideaux ne font pas office de serviette de table et que "Miaw" vaut mieux que se faire les ongles sur le verre sécurisé pour rentrer chier dans le cellier.

Mais tous, autant qu'ils sont, ils me regardent, me promettent, m'assurent que la prochaine fois, ils feront attention, ils veilleront à respecter la tache à laquelle je m'étais tuée toute la journée, quitte à ne plus rien toucher, user, actionner.

Quitte à ne plus vivre.
Des gens témoins dans une maison témoin.

Et à chacune de mes crises aiguës de propreté, ils suggèrent et murmurent à mes oreilles que je vais finir maniaque de l'ordre et de la propreté.

Et alors que je toise la pile de linge à repasser, laquelle une fois de plus aura le dessus sur moi et la longueur de ma nuit, je regarde ma maison à nouveau dévastée.

Dévastée certes, mais de vie.


Et elle est vraiment belle.


free music
Dimanche 27 avril 2008
publié dans : Zette And The City par Mélina LOUPIA communauté : Racontez-le moi !
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Enfin une innovation qui marie à merveille les nouvelles technologies!

La preuve par l'image :

 



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Samedi 26 avril 2008
publié dans : E-Buzzing par Mélina LOUPIA
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