On dit aussi que quand on a des soucis, on mange pour se calmer.
On dit enfin que l'angoisse génère des insomnies.
Je suis fatiguée, je m'empiffre d'un paquet de Prince par soirée et fatalement, la nuit, je dors pas, je compte les moutons.
Devant la télé.
L'autre soir, je m'apprêtais à poursuivre ma course télévisuelle et satellite jusqu'à CuisineTv, quand je suis tombée avec mes petits doigts boudinés qui tapaient à tâtons sur la télécommande sur France 3.
"Strip Tease VOUS déshabille."
Toujours la même musique, cette ambiance, et la voix off que j'aimerais avoir quand je serai grande et ravagée par l'abus de nicotine.
" « Police et Polissons » : ce que vous ne verrez pas dans la série (bonus)
Arnaud, chef de la Police, est un policier à l’ancienne adepte du langage viril et fleuri.
Pour remettre les polissons dans le droit chemin, Arnaud, le chef de la Police Municipale, et son adjoint Djamel, manient la carotte et le bâton. Prenant très à cœur leurs missions, ils ont une façon très personnelle de déclamer leur amour du prochain. Dans leur panoplie, entre prévention et répression, il y a la dissuasion. Tout un art, qui dépend un peu de la
tête du client, mais qui créé de vrais liens de proximité avec la population. Policiers de terrain, policiers de bas d’immeubles, mais surtout policiers par vocation, Arnaud et Djamel ont leurs propres codes pour parler aux jeunes.
Je n'ai pas pu retrouver la suite ni le début, je pense être tombée sur la moitié du reportage diffusé en six parties avant d'être visiblement interdite d'antenne pour je me fiche de connaître les raisons.
Au delà de la polémique que la série suscite, Gianni, Arnaud, Corentin et les autres m'ont laissée dans un sentiment étrange, entre la compassion, la colère, l'émotion, la tristesse et la confiance en l'avenir et les hommes de demain. Tantôt j'aurais collé des beignes à Gianni qui baille aux corneilles quand son père, à bout de nerfs, lui explique que bosser au McDo ne lui payera jamais le scooter dont il rêve pour continuer de dealer dans le quartier, tantôt j'ai eu envie de pleurer avec lui et lui caresser le front pour calmer sa colère lorsque sa mère le traite comme la dernière des merdes infâmes, allant jusqu'à le traiter d'abruti. ( Il y a des mots dont les parents ne soupçonnent pas les ravages lorsque prononcés à l'encontre de leurs enfants.)
Je tire mon bob à Arnaud, ce policier à l'ancienne certes, mais convaincu, empreint de sa mission de sauvetage des cas les plus désespérés. Il sait qu'il creuse le désert à la petite cuillère, mais il continue.
Des Arnaud, je voudrais en croiser un sur ma route si de mésaventure, tout ou partie de ma progéniture venait à filer ce genre de coton un jour, et avant de lui dire ou lui faire ce que je ne me pardonnerais jamais.
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