Zette & The Cityhttp://www.zetteandthecity.com/2009-07-09T11:17:35Zover-blog.com Atom 1.0 GeneratorChroniques d'Une Trentenaire Avançant
http://www.zetteandthecity.com/article-33621768.htmlLes Vertus De L'Aloe Vera.2009-07-09T11:17:35Z2009-07-09T10:22:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.htmlJ'ai parfois l'impression de glisser dans une faille spatio-temporelle dans cette baraque. Surtout quand j'entre ou sors des chiottes. L'autre jour, c'était cette histoire de lancer franc, et j'ai encore du mal à déterminer s'il s'agit vraiment de la flemme infantile ou d'un message subliminal de la énième demande laissée sans réponse d'avoir pour Noël un panier de basket rivé dans la façade, comme aux Amériques. Mais hier, je pense avoir dépassé le stade olympique de l'hallucination. Mon moyen, qui siège certes, sur le trône autant de fois et avec autant de dévouement qu'un sénateur à l'assemblée, sort de son expédition hebdomadaire, avec un sourire béat sur les lèvres et un sentiment de tache accomplie et me dit : "Putain maman, c'est dingue, je le crois pas, le papier-cul, il sent bon dis-donc! -C'est à dire que s'il sentait la merde, il serait inutile, tu vois." Le dialogue se rompt, par la volonté du benjamin que son frère aîné devait assister dans la lourde mission de faire monter je ne sais plus trop quel perso à tel level que sinon tu comprends, il va se faire jeter de la guilde des orfèvres. J'y pense 2 minutes et puis j'oublie. 2 minutes. C'est que soudain me revient en mémoire des souvenirs à la pelle. C'est que ce papier-cul, je l'ai pas acheté la veille, mais bien 1 mois auparavant. Oui, ce jour-là, je me rappelle très bien que, boostée à l'euro par le billet sponso, j'avais décidé de me faire plaisir en m'offant un caddie de courses entièrement en marques, en bonne fille de pub. Et forcément, au rayon papier-cul, il m'a fallu le must. Le must de chez Casino, attention, faut pas non plus tomber dans la déprave et succomber à la tentation du Moltonel. Et en tête de gondole, Denise, des dizaines de paquets de 12 rouleaux délicatement parfumés. Pas à la rose, ni au muguet, et encore moins au vétiver, on dirait. Non, à l'aloe vera, ce truc dont tout le monde raffole en ce moment, en plante, en huile, en gel douche, en salade, en confit, en onguent ou en détergent pour les sols. Il paraît que ça rend la peau douce. Frappée par la grâce, je me retrouve auréolée, accrochée à mon chariot, cette douce lumière qui m'envahit, ainsi que la douce molécule chimique de l'aloe vera. "Nom d'une merde, et moi qui n'offrais à leurs petites fesses que l'équivalent de la pierre ponce pour les talons, comment, mais comment ai-je osé, toutes ces années, ne pas songer un instant qu'un peu de douceur dans les cabinets rendrait ma mission maternelle plus agréable?" Ainsi est dit, ainsi est fait, Céline et je flingue la pyramide de la tête de gondole, soit 4 paquets de 12 rouleaux, dont 3 gratuits et le 2ème à moitié prix pour l'achat de 4, soit le 3ème en bon d'achat dans le même rayon avant le surlendemain, sur présentation du coupon remis en caisse par notre charmante hôtesse, voir la liste des magasins participant à l'opération. 1 mois. Pas une plainte. Pas un érythème. Pas un relent incommodant à l'accueil des invités. Même pas la fameuse blague intergénérationnelle : " Oh, j'ai la peau lisse au cul dis-donc!". J'allais être totalement satisfaite et demander ma canonisation en tant que Sainte Patronne du cul quand tout de même, je me ravise. "Merde, mais putain." Et je rappelle le moyen prestement. "Ramène tes fesses à l'aloe vera immédiatement tout de suite. -Oui? -Dis-donc, le papier cul qui sent bon là, depuis quand tu trouves qu'il sent bon? -Depuis hier, pourquoi? -Comment te dire, ça fait 1 mois que je l'ai acheté. -... -Y A PAS DE MAIS, donc de 2 choses l'une, soit tu te torches avec les doigts, soit tu as vraiment un souci d'odorat, comme du daltonisme du nez. -... -Ce n'est pas la réponse que j'attendais, je te laisse 5 secondes, au-delà, tu iras démouler chez le voisin. -En fait, j'étais enrhumé maman. -T'avais qu'à te moucher, j'ai aussi des mouchoirs à l'eucalyptus, après, vous direz que je prends pas soin de vous. -Justement, quand je t'ai dit que j'étais enrhumé, tu m'as dit qu'à 13 ans, un rhume, on sait comment le soigner, on se mouche, on boit et on se couche du côté de la narine pas bouchée, le nez ne se bouchant jamais totalement des 2 côtés, mais alternativement. -Et j'ai raison, c'est E=M6 qui l'a dit. Sté pas content, vas sur M6.fr. -Oui, mais du coup, le rhume, il met plus de temps à se soigner maman. -Alors dans ce cas, vous pouvez être fiers, ton rhume et toi, d'avoir contribué au remblai du trou de la sécu." http://www.zetteandthecity.com/article-33595392.htmlLe Poids Des Photos.2009-07-08T17:40:18Z2009-07-08T16:41:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.html<img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/52/49/77/Photos/Camille-009.jpg" />J'ai toujours été nulle en dessin, de la maternelle au collège, me mettre une mine HB ou un pinceau dans les mains n'a jamais fait partie des idées des plus lumineuses qu'un enseignant ait eue dans sa carrière. Quant à la photo, entre ce que mes yeux voient et analysent comme pouvant être le cliché de l'année et ce qui apparaît sur ma carte SD au déchargement de l'appareil, y a comme qui dirait un monde parallèle. En revanche, quand j'aime des photos ou des dessins, je me prive pas de faire partager au voisin. Ainsi, parfois, je bloque sur un cliché de BayloneZoo ou Lafailli, quand ce n'est pas sur celui de Irrempe. Ainsi, parfois, je bloque sur un croquis de Popette ou la BPD, quand ce n'est pas sur celui du Petit précis de grumeautique. Pourtant, des fois, je baisse ma garde. Et je m'attarde sur ce qui vient à moi, sans chercher. Juste un petit clic sur Twitter et la perle jaillit. En l'occurrence, 2. La bourde, s'il n'en fallait qu'une, ce serait celle-ci, de chez J2M : Du copié-collé comme on en voit rarement ailleurs que chez J2M, cherchez l'erreur, c'est assez facile. Me semble que c'est via MryEmery que je l'ai trouvée. Et l'autre, via Eric_Ltz, qui m'a beaucoup plue, parce que tellement évidente et assez effrayante pour qu'on se dise qu'en fait, ça peut être vrai: Et la dernière, pour être finalement pas mieux servie que par soi-même : http://www.zetteandthecity.com/article-33585093.htmlService Du Travail Obligatoire Des Mineurs.2009-07-08T13:45:29Z2009-07-08T12:16:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.htmlUn dîner presque parfait. L'amour est dans le pré. Uggly Betty. Desperate Housewives. Des émissions hautement culturelles dont il ne faut pas rater une seule miette de surimi, surtout au début. Et manque de pot de mayonnaise, ces programmes débutent soit au moment de l'apéro, soit à celui du repas familial, soit juste après le découpage du melon. Et comme en principe, ces corvées me reviennent de droit, moi, la mère au foyer, l'épouse aimante, la télétravailleuse multitâches, il est pratiquement rarissime que je sois vautrée sur le canapé, un Cornetto dans une main, la tasse de café dans l'autre, et un Toblerone déjà coincé dans les dents, au moment du générique de début. Et là, je dis STOP. HALTE. TU CROIS QUOI JEUNE IMPUDENT? "Oui mais je suis en vacances maman." "J'ai mis la table hier." "Et moi je l'ai débarrassée à Noël." "Pourquoi on vide le lave-vaisselle juste avant de le remplir?" "Tu voudrais pas faire un peu plus de billets sponsos pour qu'on se paye une femme de ménage aux mensurations rassurantes?" Les vacances. Les corvées. Mais ils se croient où? J'ai provoqué et convoqué le conseil de famille, dans le cellier, pendant que les chats se battaient pour savoir qui boufferait les boulettes de viandes au poisson séché, laissant aux autres les petits pois en plastique. "Bon l'heure est grave. Nous le savons, de Marseille... -Et c'est parti pour les blagues... -Tu te tais, en tant que présidente de séance, j'ai le droit à la pleine parole. -Votre pauvre mère a raison, taisons-nous. -Donc, comme vous venez de me le couper, je disais que certes, vous êtes en vacances. Certes, vous en avez chié toute l'année scolaire. Mais vous omettez deux ou trois petits détails. D'une, une année scolaire, c'est comme une grossesse, alors certes, certains trimestres sont plus gérables que d'autres. -Maman, on aura jamais un polichinelle dans le tiroir nous. -Oui, tu pourrais trouver une parabole plus parlante. -Et toi réparer celle qui git lamentablement sur le gravier au pied de la maison. DONC, il se trouve que dans ces 9 mois, vous vivez tout de même, telle la mère gestante, des moments de plénitude, à la Toussaint, Noël, Février, Pâques, et Mai troué comme un bas résille. On ne peut, par conséquent, conclure que vous bossez tout le temps sans vous arrêter, comme des traders pendant ces 3 trimestres. Donc les vacances d'été ne peuvent en AUCUN cas, être le prétexte à la paresse, le farniente et la détente absolue. Vous avez, en tant qu'enfant, des droits certes, mais également des devoirs. -Putain maman, tu vas pas nous infliger des Passeport? -Je suis une mère sévère, mais juste, nous le savons. -... -C'est la raison pour laquelle je ne vous demanderai pas de plancher sur vos bureaux tout l'été à me faire croire que vous faites vos exercices studieusement alors qu'en fait, vous pompez sans honte sur les corrigés des pages centrales. -Ouf. -Je crains le pire. -J'ai hâte de la suite. -On a pas eu droit à Marseille? -En revanche, cet été, maman travaille du matin au soir et Bicêtre-Versailles. -Ah tiens, on délocalise la blague. -Si tu ne te tais pas, tu vas avoir hâte d'être de retour à l'internat. DONC, étant donné que mon seul salut est la station allongée après 19h, 18h en cas de miracle ou de zèle de votre part, je vous serais gré de bien vouloir prendre en charge les corvées domestiques les dimanche, lundi et mardi soir. Chacun se répartira les tâches comme il voudra, après concertation s'il le désire, mais je souhaite n'avoir que mes pieds à foutre sous la table, la fourchette à lever et le canapé à rejoindre dans ces plages horaires. Ainsi, je vous confie le vidage du lave-vaisselle, ainsi que son remplissage, au moyen de la vaisselle sale dans l'évier, puis la mise du couvert, ainsi que sa levée, le nettoyage de la table et le passage du balai. Votre père aimant, quant à lui, supervisera les opérations afin d'éviter l'embouteillage dans le cellier, le loupage de visée de la poubelle, le nettoyage de l'évier et le balayage du sol, et bien entendu la coordination des employés. -C'est tout? Fastouche. -Puisque tu l'ouvres, tu me fais penser que la corvée du café apporté sur place te revient de droit, je ne souhaite pas surcharger les enfants. -Je trouve franchement nul que vous nous fassiez bosser pendant les vacances, juste pour votre plaisir personnel. -Oui, nous, on veut bien aider, mais pas faire à votre place. -Combien vous payez? -Sachez, sales mômes pourris gâtés par nos soins, que de mon temps... -Et c'est reparti, alors là, on est morts les frangins, on est morts. -De mon temps, je faisais même la vaisselle. -Ce que votre père veut dire, même si tout le monde sait ici, qu'il devait la faire au camping, et qu'en fait, il draguait les minettes pour qu'elles lui fasse la vaisselle, c'est qu'à l'époque, nous n'avions pas de lave-vaisselle et qu'en plus de mettre et de débarrasser le couvert, nous ne sortions pas de la maison sans l'avoir lavé, essuyé et rangé. Alors estimez-vous heureux. -Ouais... Peut-être, mais du coup, on vous demandait pas de le vider et de le remplir, ce putain de lave-vaisselle. -Ce que votre mère va probablement vous dire, c'est que nos corvées ne se limitaient pas qu'au repas. -Ce que je vais vous dire, et je remercie votre père de cette habile transition, c'est qu'effectivement, nous devions assurer une garde matinale, nous lever donc au plus tard à 10h, afin d'aider à étendre ou ramasser le linge, trier les haricots verts du jardin, ou déterrer les patates selon la saison et aider au ménage de la maison. Vous noterez qu'on vous fiche une paix royale jusqu'à 19h. -Normal, on a pas de jardin et on a un sèche-linge. -Parfait, dès demain, tu seras aussi de corvée de pliage de tes fringues, et de désherbage. -JE SAVAIS BIEN QU'ON EST MORTS. -Serait chéri, serait, pour un peu, je t'achèterais un Passeport Français, mais je ne veux pas perturber tes vacances." http://www.zetteandthecity.com/article-33539198.html#Hashtag2009-07-07T10:46:06Z2009-07-07T09:34:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.htmlAh je suis ravie que Framboize m'a taguée ce matin. Car oui, comme la faute de concordance des temps l'indique ci-dessus, pour les plus pointilleux, je m'ai levée du mauvais, très mauvais pied, un peu comme si j'avais marché dans la merde toute la nuit dans mon lit. Alors plutôt que de me répandre chez Mry et les Mauboussin d'une blogueuse, que je croyais que Mauboussin faisait des cailloux chers et pas autre chose, je préfère largement m'exécuter dans une de ces chaînes de l'été, largement préférable à la merde cathodique de TF1, pour ne citer qu'elle. 1 - Ecrire 8 souhaits: - 8 souhaits. - ça serait super chouette si là, tout de suite, la tasse se remplisse de café par le bas, comme le verre de la Volvic dans la pub. - que ce qui germe dans mes pots de terre ne soit pas du fenouil sauvage. - et si nos enfants et les leurs vivaient tous les rêves qu'on fait pour eux, ça serait super mieux. - si seulement mes poils arrêtaient de pousser avant même que j'ai reposé le rasoir sur le rebord de la baignoire, ma vie serait tout de même plus intéressante. - je voudrais tant raccrocher mon téléphone en poussant un ouf de soulagement ou un sourire de satisfaction. - qu'on soit vite à Noël, parce que l'an dernier, cet enfoiré de Père Noël a encore oublié la Nespresso que je lui avais commandé. - qu'il soit compris que lorsque je dis "peut-être", ou "je vais voir ce que je peux faire", ça ne veut pas dire " tu peux compter sur moi." 2 - Dire à quoi font penser les 10 mots donnés: - Message : paix - Blog : gens - Prix : crise - Croix : tombe - Scrap : gné? - Création : soi - Bonheur : gné-bis? - Vie : mort - Enfants : demain - Passion : Guy Marchand. (pardon) En fait, Pyramide me manque. 3 - Dire un mot sur la personne qui t'a taggué: Un mot sur la personne qui t'a taggué. 4 - Tagguer 8 personnes et les prévenir: - Violette c'est pas la peine, elle est à New York. - Gazelle, c'est pas la peine, elle mouille au large de la côte d'Azur. - Manu, c'est pas la peine, elle bulle au bord de la piscine. - Noisette, c'est pas la peine, elle range sa maison. - Dom, c'est pas la peine, elle fait ses cartons. - Alexiane, c'est pas la peine, elle défait ses cartons. - Gaël, c'est pas la peine, il vient jamais. - Nicolas, c'est pas la peine, il copule avec son iPhone. En revanche, Crevette, Camille, , Virginie, Ladyblogue, Kalashnikole, Francis, Nicolas et Petite Cervoise, ils ont bien mérité de faire tourner.http://www.zetteandthecity.com/article-33384771.htmlBillie Jean En VO Du Cru.2009-07-03T02:10:06Z2009-07-03T01:43:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.htmlS'il devait n'y avoir qu'une chanson de Michael Jackson que j'ai aimée jusqu'à ne plus pouvoir la supporter, au grand soulagement de l'entourage proche ou du voisinage éloigné, c'est bien Billie Jean. Bilidjin snat malava. Chiz djeustageul shisénayaneuwan Beut zekidisnat maillssan. Et les années Thriller passent et malheureusement, ne restent pas. La seule chose qui perdure après la mort de l'artiste, c'est la mocheté qu'il aura tenté de masquer. Alors j'étais restée bloquée sur l'année Billie Jean. Jusqu'à ce soir. Assise à regarder l'araignée du soir digne d'un film d'horreur italien, je me disais que c'était un peu dégueu que personne n'ait préféré lui rendre hommage en le parodiant. Et je me suis rappelée que je viens du Sud, et que par tous les chemins, parfois, y a des groupes bien. Comme Les Castafiores. Monsieur accordéon. Monsieur guitare. Monsieur batterie. Des reprises, des parodies. Évidemment, à prendre à l'ultime degré, celui de la fête, de la joie et de la musique de bal musette dont on a tendance à oublier le bien que ça fait. Tout comme la reprise de Billie Jean, avec du vrai dedans, comme on dit dans le Nord, du samplé. http://www.zetteandthecity.com/article-33353307.htmlLe Roman De L'Été.2009-07-02T10:36:03Z2009-07-02T10:13:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.html J’ai l’honneur de reprendre le flambeau, d’attraper la perche lancée par Noisette. Voici le début d’un roman bientôt étoilé, ou couronné, ou oscarisé, je ne sais pas trop comment dire, puisque il sera, à la fin de l’été, un petit bout de chacun de nous, en d’autres termes, un concentré de tout ce qu’il y a de plus fort sur la blogosphère. ouais. Je vous mets le début de cette histoire, avec les auteurs respectifs… Aude Adossée contre un arbre, dans le square où elle s’est réfugiée, Suzanne rumine sa rancune. Même le soleil qui veut lui faire croire que tout va bien l’exaspère. Avec hargne, elle explose sa boîte de tic-tac sur le sol, et les points oranges et verts s’éparpillent dans mille directions. Manu En retard, sa meilleure amie est en retard. Comme toujours. Sa meilleure amie ? Suzanne commence à se poser la question. Pendant des années, Céline, la belle Céline l’a fascinée. Elle était son modèle, quasiment son icône. Suzanne essayait maladroitement de l’imiter en tout et en moins bien. Forcément. Céline était inimitable, elle le savait, et elle en profitait. Virginie A l’image des deux fourmis qui s’affrontent sous ses yeux pour un tic-tac, Suzanne est consciente que l’une d’elles doit l’emporter. Et il se pourrait bien que, cette fois, ce soit elle la gagnante. Écrasant de l’index la fourmi la plus grande, elle se détend en imaginant le visage de Céline lorsqu’elle lui apprendra qu’Arnaud la quitte. Pour elle. Gazelle Oui. Toutes ses pensées sont encore tournées vers la nuit dernière, moment magique où il la couvrait de ses baisers tendres, parcourant tout son corps, parcelle par parcelle, de sa langue langoureuse lui glissant dans le cou, de sa bouche charnue, lui mordillant les lèvres. Jamais auparavant, elle n’avait ressenti une telle sensation avec un homme, elle ne contrôlait plus son corps avec lui, elle lui appartenait. En repensant à ces moments sensuels et charnels, elle ressent un large frisson en ricochet sur l’intégralité de la surface de sa peau. Chaque minute passée à ses côté lui paraissent tellement courtes, mais l’heure n’était pas à celles des souvenirs, ni des bons moments, elle allait rentrer dans une ère de chamboulements. Son dernier tic tac rescapé fut brusquement explosé par sa mâchoire. Angie Le goût sucré de son dernier tic tac lui rappela sa folle nuit d’amour. Un frisson de plaisir parcourut son échine. Une douce torpeur l’envahit. Ses pensées furent brusquement interrompues par l’incessante vibration qu’elle sentait à l’intérieur de son jean. Son portable. Un nouveau message venait d’arriver. En voyant le nom qui apparut, son coeur se mit à battre la chamade. Jonathan, l’homme avec lequel elle vivait. A lui aussi elle devrait briser le coeur ce soir. Puis, en pensant à comment annoncer la nouvelle à celui qui venait, le matin même, de lui livrer la plus belle gerbe de roses thé, un autre message arriva. Arnaud. Elle appuya sur la touche Lire, puis ces mots apparurent : annule tout, je te quitte. Madame Kévin Deux ruptures dans une seule journée. Quitter et être quittée. Elle ressentait de la culpabilité à l’égard de Jonathan et du chagrin à cause d’Arnaud. Mais elle éprouvait également un vrai sentiment de libération. Elle pourrait désormais arrêter de jongler avec les emplois du temps et les mensonges. Elle pourrait exister autrement que dans le désir des autres. La liberté se paye souvent du prix de la solitude : elle le savait et était prête à payer. Cash. Elle envisageait avec volupté des journées d’insouciance et d’égoïsme, des nuits passées à apprécier le silence et à s’étendre en travers du lit. Se recentrer sur soi et ne plus se partager. Pour être, plus tard, de nouveau disponible. Pour qui ? Pour quoi ? Il était délicieux de laisser ces questions en suspens… Sylvie Soudain, elle aperçut la silhouette de Céline, dont le retard dépassait maintenant les vingt minutes. Je l’avais presque oubliée, pensa Suzanne. Qu’est-ce-que je lui dis maintenant? Que j’ai passé la nuit la plus merveilleuse avec son mec, mais que c’était purement sexuel donc no problem? Ou bien que son mec est vraiment pas un bon coup et que je le lui laisse, plus vache ça! Ou bien la gentille Suzanne va encore fermer sa gueule devant sa supposée meilleure amie, bougonna Suzanne, intérieurement, car Céline était déjà là devant elle : « Salut ma belle! » dit joyeusement Céline… Good Girl -”lut”, répondit Suzanne qui ne cachait pas son mécontentement. Pourtant, Céline n’y prit même pas attention, elle avait l’air ailleurs. Elle arborait un sourire béat et ses yeux pétillaient de mille feux. Elle vint à la rencontre de Suzanne et ne s’excusa pas de son retard. Il est vrai qu’avec elle, c’était une habitude de ne pas arriver en temps et en heure, séduisante comme elle l’est, personne ne lui en tenait rigueur, il lui suffisait d’un regard pour effacer toute rancune. -”Ben t’en fais une tête”, lança Céline. Silence… -”Allez, viens, allons nous promener”, dit-elle, tout en faisant demi-tour sur ses talons. Par mégarde, en se retournant, Céline fit tomber une lettre de sa poche. Suzanne qui lui emboîtait le pas s’abaissa pour la ramasser, et, en un coup d’oeil, elle vit l’adresse de l’expéditeur : Jonathan. SON Jonathan. Vanessa Son sang ne fit qu’un tour. Elle tira le papier hors de l’enveloppe et lu son contenu. Une simple phrase, quelques mots griffonnés à la hâte: “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”. Tout se mit à tourner autour de Suzanne, ses oreilles se mirent à bourdonner, des points noirs dansaient devant ses yeux et mille scénarios défilaient dans sa tête. Elle couru alors derrière Céline, l’attrapa pas le bras et l’obligea violemment à se retourner. Elle brandit la lettre sous ses yeux et lui hurla : -” Tu peux m’expliquer??? TU PEUX M’EXPLIQUER???” Le sourire de Céline s’effaça immédiatement, elle pâlit et se mit à balbutier. -”C’est… c’est pas facile à… à te dire… Ne m’en veux pas… Je n’ai pas eu le choix… Je devais le faire… Je devais…” Et elle se mit à sangloter comme un enfant. Suzanne n’avait jamais vu Céline dans cet état. Perdue, elle hésita sur la conduite à adopter. Consoler son amie ou la pousser à livrer ce secret qui semblait si terrible. SpaCitron Elle se sentait tiraillée entre la détresse de son amie, et ses interrogations devant ces mots “Il faut que Suzanne sache la vérité avant qu’il ne soit trop tard”. Elle ne voyait pas ce qu’ils pouvaient signifier, elle ne comprenait pas. Céline était-elle déjà au courant de leur petite aventure, à Arnaud et elle? Etait-ce un jeu entre eux? Ou alors l’état de Céline n’avait rien à voir avec la nuit qu’elle, Suzanne, avait passée à la trahir, et y avait-il alors un problème bien plus grave? Suzanne prit le parti de consoler son amie, en se disant qu’elle ne parviendrait à en apprendre plus sur cette lettre que d’une Céline calmée. “Ce n’est sûrement pas si grave, tu sais… Tu peux m’expliquer, je ne te jugerai pas”, lui dit-elle. Elle n’était pas sûre de ses paroles. Elle ne savait pas où elle mettait les pieds. En même temps, elle avait elle-même été une amie plutôt imparfaite, dans la situation, donc elle n’était pas dans la meilleure position pour porter un jugement. Cependant, les larmes de Céline ne se calmaient pas, elle était secouée de sanglots, ne parvenait plus à parler. Suzanne était de plus en plus intriguée. Elle, qui, quelques instants plus tôt se réjouissait de sa liberté retrouvée, se sentait comme prise au piège, et elle ne savait même pas expliquer pourquoi. Comme elle ne pouvait rien tirer de Céline, elle s’éloigna un instant. Elle avait besoin d’une explication. Elle sortit son téléphone, et appela Jonathan. Il décrocha quasi instantanément. M1 « ah… j’allais t’appeler … » lui dit-il d’une voix sombre « on peut se voir ce soir? J’ai un truc à te dire… ». « Dis-le moi maintenant, j’ai prévu de voir Agathe ce soir, j’ai eu un mail d’elle tout à l’heure» répondit sèchement Suzanne. « A vrai dire … Agathe et moi voulions te voir … » « ça veut dire quoi Agathe et moi ? » demandait Suzanne, avec moins d’assurance. « Nous voulions te voir pour t’annoncer que nous allons nous marier … nous n’avons pas voulu le faire par téléphone, mais là je pense que je n’avais pas le choix … je voulais aussi te …» Suzanne avait déjà raccroché, mais son téléphone était resté collé à son oreille, puis glissé dans son sac, en même temps qu’une larme. Elle était incapable de réfléchir, elle sentait un vide autour d’elle. La main de Céline posée sur son épaule vint la tirer de ce vide, du coup, elle se sentait moins seule, presque rassurée à l’idée que Céline aurait encore plus mal qu’elle à l’annonce de cette nouvelle qu’elle ne voulait pas garder pour elle. « Jonathan vient de m’annoncer qu’il va se marier avec Agathe ». « Oui je sais » répondit Céline en caressant les cheveux de Suzanne, comme pour la consoler. Comme électrocutée par la main de Céline, Suzanne fit un bon en arrière. Elle ne comprenait plus rien, elle avait l’impression que tout basculait. « Oui je sais … je sais » lui assénait encore une fois Céline, « Mais alors la lettre, la lettre de Jonathan, qu’est ce que ça veut dire ? », « Nous avons juste eu une aventure, et on ne voulait pas garder ça par respect pour notre amitié, maintenant qu’il se marie avec Agathe et qu’Arnaud m’a demandé en mariage ce matin même ». M. - Mais quelle bande de pignoufs ! S’exclame Suzanne et sur ce, elle plante là cette chignarde de Céline. Son instinct de survie l’emporte enfin sur toute émotion. Exit Arnaud le chaudard, exit Céline le faux jeton, exit Jonathan le goéland, exit Agathe la petite joueuse. La brise lui chatouille les jambes. Du haut de son échafaudage un ouvrier la siffle gentiment. Suzanne accepte le compliment d’un sourire. Décidément, c’est une belle journée qui commence… Noisette. « Son téléphone, vibre. Revibre. Et une troisième fois. Mais Suzanne ne regarde pas le nom qui s’affiche sur l’écran de son portable dernier cri. Elle préfère sourire, simplement mais durement. Dans sa tête, seul le mot vengeance résonne, vient taper contre sa boîte crânienne, à chaque seconde plus fortement, au fur et à mesure que son plan machiavélique se met en place. Oui, c’est une belle journée. Car Suzanne sait, que quelque part, elle en sortira « gagnante» . Son amour pour Jonathan, Arnaud ou encore Céline (et même celui pour les tic-tac) s’est transformé en haine. Et maintenant, elle sait. Elle sait. Elle va le faire. Arrivée au coin de la rue des roses, elle aperçoit, a LEUR table, au café « le petit noir» , Arnaud. Il est là. fidèle au poste. Et c’est par lui que son plan va commencer à se mettre en place. « Salut Arnaud!» Et là, je suis bien emmerdée les filles. Encore que je plains la dernière, qui va donc avoir une belle note plus longue qu'un rouleau de papier-cul. Mais surtout que mes prédécesseuses ont probablement ingéré des substances illicites, puisant ainsi dans le stock d'imagination fertile, me laissant le fond de la cuve. Mais bon. Allez zou. Et alors qu'Arnaud, l'objet de tous les désirs, le mâle tant convoité, le Tic-Tac ultime, se retournait à l'appel de son prénom, celui que Suzanne aimait tant entre, murmurer, crier sur ou sous l'oreiller, elle réalise non seulement qu'elle aurait dû refuser le plat du jour ce midi à la cantine, la petite tomate farcie à l'ail de Garonne, mais encore qu'une jeune et jolie brunette sort du "Petit noir", et enlace le cou d'Arnaud, avant de déposer un baiser suggestif au creux de son oreille. Elle sait qu'Arnaud ne répond plus de rien quand il a une langue fourrée jusqu'aux portes de son tympan. J'aimerais bien voir Kalashnikole à l'oeuvre.http://www.zetteandthecity.com/article-33343477.htmlWhat Is The Day Today?2009-07-01T23:55:27Z2009-07-01T23:02:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.htmlTout comme kalashnikole, d'une j'en étais presque à ne plus me rappeler que j'avais un blog wunderbach, de deux, on rigole bien. Et un rat pelé n'a plus de poils. Au moins 2 fois j'ai éclaté de rire ce 1er juillet. - Le SMIC a augmenté. - "Il fait tellement chaud que les filles ont pas besoin des préliminaires pour mouiller la petite culotte." Et il est pas encore minuit. Je peux largement me fendre la gueule à coups de haches. Laugh and Be Happy - Harps and Angels - Randy Newman http://www.zetteandthecity.com/article-33115715.htmlLa Traînée. De Poudre.2009-06-26T10:25:58Z2009-06-26T09:25:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.htmlDans la vie, celle où on meurt comme on respire, il faut être le premier. En tout. Premier né. Premier levé. Premier servi. Premier à l'école. Premier en sport. Premier aux examens. Premier au boulot. Premier en amour. Premier à table. Premier devant la télé. Premier dans le bain. Premier couché. Premier à parler. Premier à savoir. Premier à tout savoir. Premier à dire. Être à l'origine de quelque chose ou quelqu'un. Il paraît que ça procure une grande sensation de puissance. Le pouvoir de détenir le secret, la vie entre ses mains. C'est une de ces quêtes sans queue ni tête après laquelle les médias courent. Au premier qui dira que, peu importe si c'est pas vraiment vrai, si c'est pas vraiment bien, si c'est pas vraiment intéressant, du moment qu'à la seconde près, on est le premier à avoir ouvert sa gueule, rien que pour la satisfaction d'avoir eu la primeur, le premier jus et de voir toutes les bouches béer. C'en est à tel point qu'on associerait presque le diseur au créateur. Hier, entre autres morts, Farah Fawcett a perdu contre le cancer. Mais peut-être avait-elle devancé l'appel des vautours des médias en les utilisant pour préparer sa sortie, photos, reportages et témoignages à l'appui. On est maître de sa vie, et de sa mort, comme un rempart. " Je vous préviens, je vais mourir." Pas le temps de déchaîner les rumeurs, de soulever la vase endormie dans le lit de la rivière que tard dans la soirée je suis parmi les millions dans l'ignorance que The king of pop ne cède son trône à personne. Sa presque mort, son coma, son arrêt puis sa crise cardiaques, son hospitalisation puis enfin l'annonce "officielle" de sa mort touche puis coule celle de la Drôle de dame. "Moi je meurs mieux que toi, même après toi. Na!" J'assiste alors à un balai incessant de mises à jours toutes les minutes des sites d'infos, des plus scandaleuses aux plus solennelles, entre les Etats-Unis et chez nous, via Twitter, le futur remplaçant de l'AFP. Je voulais juste y dire "Bonne nuit", mais j'aurais dû utiliser un hashtag avec #michael jackson devant la formule de politesse qu'on a tendance à largement oublier sur ce genre de réseau, pas le temps, trop de caractère, on est pas chez mémé. Impossible, la connexion était saturée, on parlait trop de la mort. "J'voulais parler d'ma vie, c'est rare, quand ça m'arrive.", "Oui bé t'es gentille, mais là, on cause de la mort, tu repasseras." Sauf qu'à trop vouloir être le premier en tout, on est souvent le premier à prendre la merde des autres dans la face. Ainsi, quelques minutes seulement après que la rumeur de la mort du Jackson Five, Jean-Marc Morandini, l'ami des stars s'empresse de diffuser sa biographie, au cas où la Terre porte encore une entité connectée au Web qui ignore le CV du monument, du roi, du chanteur, du père, de l'amant, du fantôme, du présumé innocent... Mais par la côté obscur de sa force, avec un déroulé de tous les procès plus ou moins glorieux de sa vie. Une bio de casier judiciaire. "Le freak, c'est chic." Il est près de 2 heures d'aujourd'hui quand je finis, lassée de ces ultimes sursauts de rumeurs, d'affirmations infirmées, par aller me coucher. "It ain't over till it's over." Sur France2, Faites entrer l'accusé commence. "Reco et ses frères." Une fois encore, l'histoire rattrape le présent. "Métro c'est trop." Je coupe l'image et le son, m'enroule autour du drap. La chaleur est pensante, il fait lourd. Le sommeil est ponctué de phases de semi-lucidité, de nausées et de débuts de cauchemars. Le journal, la radio, la télé, Internet forment dans ma tête une chimère qui pointe sa serre de vautour sur ma tête. "Tu vas tout savoir, tu DOIS tout savoir." Et ce matin, parce que c'est la vie qui veut ça, on voudrait effacer et recommencer. Sauf que l'encre est indélébile, comme la bêtise. Alors on tente de contrer la mort, pour être le premier à la terrasser. On plaisante ici et là. On transfère sur nos vies. Et si on avait été des stars, nous aussi? Quelles auraient été les réactions de nos fans? Qui nous aurait enterré le premier? Les gens naissent et meurent chaque jour. Chacun à sa façon, de gré ou de force. Un pont, une tour, un train, un avion, une moto, un canon, une bombe, un amour, un échec, la rue, la scène, le plateau. Mais c'est tout de même la mort qui est la première sur le scoop. Et peut-être est-il vain de croire qu'on peut la combattre ou la tuer. Car c'est elle la traînée. Comment Vous Parler De La Mort - On A Mal Vieilli - Les Garçons Bouchers http://www.zetteandthecity.com/article-33068270.htmlAttention, On Mélange Pas Ses Soldes.2009-06-25T01:35:36Z2009-06-25T01:03:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.htmlHier matin, alors que je tentais de faire le chat après avoir pris la position de l'étoile de mer, puis celle du camembert dans le lit, enfin, le conjugué vient me porter le café, touillé, au lit. "Ce soir, je vais rentrer un peu plus tard. -Oui, bien merci et toi? -Non c'est parce qu'on fait la mise en place des soldes. -Gné?" J'ai pratiqué le saut de haie par-dessus sa tignasse, puis le dos des chats qui croient encore que la première chose que je fais le matin, c'est leur démouler une boite de boulettes au foie de thon, et ai sommé Simone de me dire quel jour on est. "Mardi 23 juin". Le temps de prévenir le CDI qu'il devrait trouver une excuse moins en bois pour aller flâner dans son magasin de PC favori après le boulot, la maison était déjà vide de quadra. J'ai alors envie d'allumer la télé, l'ordi, mais je continue de croire que non, c'est impossible qu'on soit déjà la première semaine de juillet, que j'aie raté la fête de l'école primaire, celle de la Saint Jean et l'augmentation du SMIC. Puis n'y tenant plus, je me recouche et laisse la radio brailler qu'il faut se ruer vers l'or bradé. Putain alors c'est vrai, c'est les soldes demain. Soit hier. Mercredi 24 juin. Fin de mois. Fond de crise. On frise même plus le ridicule, on vit avec. C'est ce que je pensais, qu'on avait atteint le fond de la cuve économique. Ou alors, avec le discours du Roi à sa Cour puis au peuple de lundi, le trou de la sécu et le remaniement à venir, fallait absolument faire consommer et se rendre heureux. Mais non, même pas. Le top du summum du ridicule des soldes, je l'ai vu et entendu hier, vers 19h et des copeaux de bois, dans l'émission socio-culturelle de M6, 100% maaaaaaaaaaaaaag. J'étais couchée, avec une fièvre de Percheron, puisque dehors, il faisait pas assez chaud à mon goût. Et voilà le marronnier de la semaine, les soldes. Je m'attends à voir le magnéto classique, de la grille du Darty qui s'ouvre et du peuple en jogging et sac à main en sky qui se vautre sur le lave-linge. Et je m'interloque. "Désormais, les commerçants ne savent plus quoi faire pour attirer le chaland, certains payent donc les crèches aux mamans d'enfants en bas âge qui veulent élargir le découvert en toute sérénité. D'autres vont encore plus loin et proposent la livraison d'articles soldés à domicile, pour 20€ de plus." Le reportage montre alors ce jeune, obséquieux et dynamique vendeur, à la porte d'un appartement D&Co. Une jeune bourgeoise-bohème l'invite spontanément à pénétrer son salon. "Comme convenu, je vous livre vos 3 paires de chaussures, que vous allez pouvoir essayer en toute tranquillité. -Ouais mais c'est super." Elle essaye, assise sur son canapé, son cadre supérieur d'époux portant sur son ventre le fruit calculé de leur amour raisonné. Un chiard qui ne doit pas avoir plus de 2 mois d'heures de vol. Elle est ravie, fait 3 fois le tour de sa table de salon et témoigne à visage découvert que franchement, c'est super sympa comme initiative, pour elle, qui vient à peine d'accoucher et qui veut bien faire des concessions maternelles, mais certainement pas celle de faire les soldes. Juste, pas comme tout le monde, tu penses. Et avant qu'on ne revoit Estelle Denis agiter son bras droit comme Guignol, l'image de la fin du reportage. La jeune mère plus attentive à la caméra qu'aux 2 hommes de sa vie sort une minuscule paire de chaussures immondes, couleur ventre de taupe en nubuck et à petits lacets, comme papa, du papier de soie que remplit une boite. Et c'est là que finalement, on apprend que son mari est doué du sens de la parole. Et il en use. "Oh, des Weston, comme papa." J'ai pris 4 doliprane d'un coup. Le repas ridicule - Poetes & chansons - Raymond Queneau http://www.zetteandthecity.com/article-33025553.htmlPouvoir De Suggestion.2009-06-24T00:40:23Z2009-06-23T22:48:00ZFrancisKhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-75678.html<img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/52/49/77/Photos/iPhone-074.jpg" />Juste un petit test, histoire de voir. Si je dis rien, ça va donner quoi? "Putain tes shoes, elles sont trop merdiques, on voit la province qui veut se faire plus grosse que Lutèce." "On voit plus la marque, elles sont vieilles, donc merdiques, mais le SMIC augmente de 1.3% au 1er juillet, les soldes c'est demain." "Encore un billet à putes sponsorisées, alors cette fois, c'est quoi, les semelles Scholl, le vernis Bourjeois, une vente privée Sarenza?" "Bouh les vilains ongles jaunes, tu fumes avec tes pieds?" "Ton béton ciré, il est raté." "T'étais encore bourrée?" "Et t'as vomi dans tes chaussures après?" "La gauche est à droite." Et si je dis " Samedi soir dernier, entre 22h et 1h du dimanche, j'ai pratiqué le lâcher-prise les filles c'était extra, le pied quoi!", ça va donner quoi? "Tu as bien raison, le lâcher-prise, c'est vachement important dans la vie." "Oh la belle image, c'est tout un symbole ça dis-donc." "Bravo!" "Tu vois quand tu peux." "Courage, avec ce que tu traverses." "XXX" "C'est du réchauffé." "Mais ça veut rien dire ça." "Putain j'ai rien compris." "Plagiat." "Nan, tu fermes ton blog?" Il y a très peu de gens qui savent exactement ce que signifie ce cliché tout pourri pris samedi soir avec Simone. Il y a très peu de gens qui savent pourquoi Simone et moi avons pris cet instantané de vie. Il y a très peu de gens qui savent exactement ce qui s'est passé ce soir-là. Il y a très peu de gens qui ont su dire ce qu'il fallait, se taire quand il fallait. C'est ça aussi un blog. Suggérer. Donner un angle, celui qu'on veut, pour faire passer ce qu'on veut à qui on veut. Histoire aussi de créer des fossés, des castes. Mais surtout belle histoire aussi. Rarement, mais c'est probablement le plus beau. Leave It - Highlights - The Very Best Of Yes - Yes